Nos églises et chapelles

ALÉMONT


Eglise Saint-Hubert d'Alémont (XVIe s.)

Construit en 1518, cet édifice en croix latine fut remanié en 1846. Nef à plafond bas, chœur et transept voûtés de style gothique.


CHÉRISEY

Saint Barthélemy (Chérisey)


L'église actuelle de Chérisey a été reconstruite durant les années 1865 et 1866 par Charles-Auguste, marquis de Chérisey, en partie sur l'ancienne église et en partie sur l'ancien cimetière et fut consacrée le 24 juillet 1866 par Monseigneur Dupont des Loges.
Elle est très connue pour ses statues, notamment la PIETA, statue calcaire datant du XVème siècle, début du XVIème siècle, qui aurait été retrouvée sous terre aux abords du château lors de l'édification de l'église actuelle.


    source :  Délégation Lorraine de la Fondation du Patrimoine

Saint Barthélemy apôtre et martyr Ier siècle après JC 


Le nom de Barthélemy signifie en Araméen : « Fils de Tholmaï ou Tolmay.». On trouve aussi Bartholomé. On  ne  sait  rien  de  sa  vie  personnelle  avant  d'être « appelé »  par  Jésus  de Nazareth  sinon  qu'il  est  proche  de  Philippe  de  Bethsaïde.  Dans  les  Trois Evangiles Synoptiques Mathieu (10, 2-3) ; Marc (3, 16-19) et Luc (6, 16-13) et  dans  les  actes  des  Apôtres  (1,13)  il  est  cité  comme  faisant  partie  des douze  qui  peuvent  témoigner  de  la  vie  et  de  la  résurrection  de  Christ.  A partir de la Pentecôte il de vient évangélisateur en terre païenne dominée par Rome. Dans  l'évangile  de  Jean  (1,45)  on  voit  Philippe  de Bethsaïde  conduire  à Jésus  un  certain  Nathanaël,  réticent  d'abord  et  convaincu  ensuite  qui déclare : «  C'est toi, le fils de Dieu. Le roi d'Israël ». Nathanaël figure dans l'évangile de Jean dans la liste des Apôtres (21,2) c'est pourquoi, à partir du IXème  siècle  on  a  identifié  Barthélemy  comme  étant ce  Nathanaël originaire  de  Cana.  (Thèse  aujourd'hui  contestée  par  l'exégèse  actuelle mais maintenue dans les traditions des Eglises Orientales.) D'après  les  auteurs  anciens  et  des  récits  apocryphes,  Barthélemy  aurait évangélisé la Lycaonie et la Phrygie, le Pays du Pont-Euxin et du Bosphore et  même  les  Indes  en  collaboration  avec  Thomas,  où il  aurait  apporté l'Evangile araméen de Saint Matthieu. Il aurait même poussé aux confins de l'Ethiopie.  Des  légendes  plus  récentes  envoient  notre  Saint  en Mésopotamie,  en Perse  et  en  Arménie.  Au  delà  des  récits  légendaires,  les Chrétiens  sont  persuadés  qu'il  est  à  l'origine,  avec  Thomas  et  Jude Thaddée,  de  la  prédication  en  Arménie.  Précisément,  Barthélemy  devait évangéliser  Albanopolis  (Albane)  où  il  aurait  été  mis  à  mort.  Selon  le Bréviaire  des  Apôtres,  il  est  écorché  vif  et  décapité  par  ordre  du  Roi Astrage.  D'autres  traditions  en  font  un  crucifié  selon  Sainte  Dorothée, écorché vif selon Saint Théodore. Saint Barthélemy est fêté le 24 Août en Occident et le 25 Août en Orient date  du  transfert  de  ses  reliques  sur  l'île  de  Lipari.  L'anniversaire  de  son martyre est célébré le 11 Juin dans le calendrier Oriental.
Il est le patron des bouchers, tanneurs et relieurs. A  Chérisey,  dont  il  est  le  Saint  patron,  existe  une  statue  classique  avec  le couteau et le livre pour évoquer sa foi. Les artistes ont représenté Barthélemy avec différents attributs : soit avec la dépouille de sa propre peau, soit avec, en mains, le couteau qui servit à son  supplice.  On  lui  prête  encore  un  livre,  symbole  de  son  ministère évangélique. Michael-Ange le peint dans la fresque du jugement dernier de la chapelle Sixtine. Tiepolo montre le martyr de Barthélemy écorché par un bourreau  qui tient un grand couteau. Une majestueuse statue de l'Apôtre peut être admirée dans la basilique de Saint Jean de Latran à Rome.  L'autel principal de la basilique Saint Barthélemy en l'île sur l'île Tiberine à Rome  préserve  les  reliques  de  l'apôtre.  Barthélemy nous  offre  l'exemple d'un Chrétien missionnaire, homme d'action qui a tout quitté, soucieux de propager le message du Christ et courageux devant l'épreuve. Aurions-nous son courage et sa détermination ?   

GOIN

Saint Martin (Goin)

  LOUVIGNY 


Église Saints-Côme-et-Damien 1751, détruite à 90% en 1944,
par des bombardements.
Cette église a été remplacée  par une église plus moderne.

Côme et Damien, Saints martyrs.


Côme et Damien, nés à la fin du 3e siècle étaient frères. On les dit originaires d'Arabie mais ils vivaient en Syrie où ils firent leurs études de médecine. S'étant rendus fort habiles dans cet art, ils professaient aussi la foi dans le Christ et ils étaient animés de l'esprit de charité que leur foi inspirait.
Ils exerçaient leur profession avec zèle et désintéressement. Les grecs les appelèrent : « Anargyres » ce qui veut dire qu'ils ne demandaient pas d'argent à leurs malades. Ils faisaient chaque jour de nouveaux convertis.
Au début du 4ème siècle, lors de la persécution de Dioclétien,(245-313) on les arrêta par l'ordre de Lysias, gouverneur de CILICIE.
Après leur avoir fait subir divers tourments, ils furent condamnés à être décapités et moururent à CYR près d'ALEP en Syrie où ils furent enterrés dans une église qui conserva leurs saintes reliques. On leur donna au 5ème siècle le titre de « soldats du Christ. »
L'empereur chrétien JUSTINIEN (482-565) fit agrandir et fortifier l'Église de CYR et en construisit une autre à CONSTANTINOPLE dédiée aux deux Saints qui l'auraient guéri d'une grave maladie.
Aujourd'hui une partie de leurs reliques est à ROME dans l'Église qui porte leurs noms. D'autres reliques sont à VENISE et autre partie en FRANCE, principalement partagées entre la collégiale de LUZARCHES (95) et la paroisse Saint Côme à PARIS.
De nombreuses Églises leur sont dédiées aussi bien en Orient qu'en Occident.
Côme et Damien sont les Saints titulaires de Louvigny , fêtés le 27 septembre. Ils sont les saints patrons des médecins, des chirurgiens et des sages-femmes.
Sommes-nous charitables et bienfaisants même à l'égard de nos ennemis ou de nos contradicteurs comme ces deux frères pour devenir de véritables disciples de JÉSUS-CHRIST ?

SAINT MARTIN


Évêque de Tours et apôtre des Gaules

Patron des paroisses de Sillegny de Marieulles et de Goin

Martin est né en 317 à Sabarie, colonie romaine de Hongrie. Son père, qui est un tribun de l'armée romaine et a le commandement d'une légion, est nommé à Pavie (Italie). Depuis quelques années l'empereur Constantin a établi la liberté du culte religieux par l'Edit de Milan, signé en 313. Dès son enfance Martin désire recevoir le baptême, mais le contexte militaire et païen de sa famille ne le lui permet pas.
Contraint à s'engager dans l'armée romaine dans laquelle il restera vingt ans, il continue néanmoins à nourrir son désir de conversion au christianisme.
Il entre dans le corps d'élite de la Garde Impériale à cheval et est nommé officier à Amiens. Soldat de l'empereur, mais déjà apôtre non-violent du Christ, il sait faire de sa vie militaire un itinéraire exemplaire où il pratique une charité active et un esprit de pauvreté, qui sont depuis toujours symbolisés par le partage de son manteau avec un mendiant lors d'une patrouille de contrôle. Il est au service d'une vocation qui va le conduire au baptême.
En 356 on le libère de ses obligations militaires et il rejoint Hilaire, évêque de Poitiers, mais bientôt il se trouve mêlé aux querelles liées à l'arianisme qui divisent les chrétiens, les Ariens niant la divinité du Christ. Hilaire est destitué, et Martin rejoint sa famille en Illyrie (Croatie). Condamné et chassé, il se réfugie dans une île de la Méditerranée où il vit en ermite pendant trois ans. En 360 les Ariens perdent leur influence et Hilaire retrouve l'évêché de Poitiers. Martin le rejoint alors et fonde Ligugé, le premier monastère de la Gaule. Sa renommée est telle qu'il est nommé, contre son gré, évêque de Tours par la population. Il accepte, mais il continue de mener une vie austère au second monastère qu'il a fondé à Marmoutier, près de
Tours. De là, il rayonne avec ses disciples dans les campagnes, provoque la conversion des communautés paysannes et fait fermer les temples païens. Il meurt à Candes en 397 dans l'exercice de sa mission.
Père du monachisme occidental, évangélisateur des campagnes, fondateur des paroisses, "l'apôtre des Gaules" eut sur la chrétienté naissante une influence décisive.
Le récit de sa vie par l'historien Sulpice Sévère lui attribue d'innombrables miracles, en particulier des guérisons.
Dans des circonstances exceptionnelles par leur nouveauté, Martin fut un innovateur qui a vécu de façon très radicale la pauvreté évangélique et l'abandon à la Providence.
Fêté le 11 novembre, Saint Martin est le patron des moines d'Occident et des paroisses.

Actuellement, plus de 4000 églises lui sont dédiées, et 400 communes portent son nom.




ORNY


Saint Denis (Orny) 

SAINT DENIS Évêque et martyr

Premier évêque de Paris, Saint Denis bénéficie d'un culte très ancien. On ne sait rien de précis sur sa naissance et sa formation sauf qu'il meurt décapité à Paris, sous le règne de l'empereur Dèce (249/251) en même temps que le prêtre Eleuthère et le diacre Rustique, tous les trois arrêtés à cause de leur foi, torturés et finalement condamnés à mort. Denis est un des Saints céphalophores, ce qui signifie que selon la légende dorée il porta sa tête après sa décollation.
Alors que le sud de la Gaule a été converti par Saint-Crescent, disciple de Saint-Paul et que les églises de Marseille de Lyon et de Vienne existent déjà, en dépit des efforts de Saint-Irénée, primat des gaules et martyr en 202 sous l'empereur Sévère, le centre du pays et le bassin parisien sont restés profondément païens.
  C'est alors que, nous l'apprenons des actes de Saint-Saturnin, confirmé dans une vie de Sainte-Geneviève vers 520 et par Grégoire de Tours, le Saint-Siège envoie un peu avant 250,  sept évêques pour évangéliser la Gaule à savoir : Saint-Gatien de Tours, Saint-Trophime d'Arles, Saint-Paul de Narbonne, Saint -Saturnin de Toulouse, Saint-Autre moine d'Auvergne, Saint-Martial de Limoges, et Saint-Denis de Paris.
Le périple est difficile pour Denis et ses compagnons, traversant des régions idolâtres. Arrivés à Paris, resserrés dans l'île de la cité, ils font un grand nombre de conversions. Denis fait même édifier une église pour prier avec les néophytes et instaure un clergé. C'est à ce moment que les ministres des faux dieux se déchaînent contre eux et veulent les mettre à mort. Ils résistent courageusement aux persécuteurs et demandent à Dieu qu'il les assiste dans leurs tourments.
Le corps des martyrs est inhumé dans une terre où les chrétiens bâtissent un lieu de culte et de pèlerinage. La tradition veut que Sainte-Geneviève édifie une chapelle agrandie par le roi Dagobert au début du 7e  siècle ce qui deviendra au 12e grâce à Suger, la célèbre abbaye de Saint-Denis où les rois de France se sont fait inhumer.
Saint-Denis est le patron de l'église de Paris et de Saint Denis de la Réunion, Saint patron de l'église d'Orny.
21 autres Saints portent le nom de Denis ainsi que 49 localités.
Il est fêté le 9 octobre.                                                                     

PAGNY lès GOIN

Saint Clément (Pagny-lès-Goin)

L'église Saint-Clément, datée du XIXème siècle, s'organise autour d'un chœur à oculus, dont les fondations remontent au XVème siècle. Elle abrite des fresques de A. Kraemer, représentant les 4 Evangélistes.

Ces fresques, du début du XXème siècle, ont été restaurées à la fin du XXème siècle par L. King. La flèche du clocher et les vitraux furent détruits en 1944 et reconstruits dans les années 1950. Grâce à la générosité des habitants et à une dotation de la fondation du patrimoine, les abat-sons qui menaçaient de tomber ont pu être restaurés.

PONTOY


Saint Genest (Pontoy) 

POURNOY la GRASSE

Eglise Sainte Barbe (XVIIe s.)
Construit en 1756,église du type « grange » de part son plafond rectiligne, elle fut consacrée par l'Evêque de Metz Monseigneur Bentzer en 1905 suite à sa restauration.
Autel du XIXe s.)

Sainte Barbe , Vierge et Martyre


Fêtée le 4 décembre.

La tradition légendaire fait vivre Ste Barbe ou Barbara au milieu du IIIº siècle en Bithynie (Asie Mineure) sous le règne de l'Empereur Maximien, époque où les Chrétiens sont encore persécutés. Devant l'obligation de se marier à un homme choisi par son père Dioscore, un riche païen d'origine phénicienne, Barbe refusa déclarant vouloir consacrer sa vie au christ.
Pour la punir et la faire céder, on l'enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre Chrétien s'introduisit dans la tour et la baptisa. Barbe apprit à son père qu'elle était Chrétienne et qu'elle avait percé une 3ème fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la sainte Trinité. En fureur, son père mit le feu à la tour d'où Barbe put s'enfuir et se cacher. Trahie par un berger, elle fut traînée devant le gouverneur romain. Refusant d'abjurer sa foi, elle fut condamnée au supplice. D'abord torturée, on lui brûla certaines parties du corps ; elle refusa encore d'abjurer sa foi. Le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Il la décapita et fut aussitôt foudroyé par le ciel.
Quand les chrétiens demandèrent le corps de la jeune martyre, ils demandèrent le corps de la « jeune femme barbare » qui devint Sainte Barbara.
Vénérée depuis le 1er calendrier romain, Ste Barbe est la patronne de tous ceux qui doivent affronter le feu : artilleurs, artificiers, mineurs, sapeurs-pompiers, ingénieurs des mines, architectes, géologues, etc…
Ste Barbe est souvent associée à trois autres saintes ayant fait vœu de chasteté : Ste Catherine, Ste Marguerite et Ste Geneviève.
Depuis le Moyen-Age, son culte est très populaire et elle est largement représentée par les peintures, les sculptures et vitraux dans les églises et autres lieux.
Un grand vitrail situé dans le Chœur de l'église St Nicolas de L'HÔPITAL (57) est dédié à Sainte Barbe, patronne des mineurs. Il date de 1872.

RESSAINCOURT


Chapelle Notre Dame de Ressaincourt (XXe S.)

Chapelle néo-gothique reconstruite grâce au Révérend Père Vincent, enfant du village.
Selon une légende, le buste de Saint Maclou guérissait les enfants atteints de convulsions.
Vierge à l'enfant fin XVIIe  s.

Cette chapelle détruite en 1915 fut reconstruite par Mr Eisenmann Entrepreneur, grâce aux libéralités du R.P.J.F VINCENT S.M. enfant de Ressaincourt, curé à Westerly, (Etats-Unis) d'Emma et Eléonore Moore et de R.A. Stapleton, ses paroissiens et dudit entrepreneur. La première pierre fut posée le 23.10.1920, la chapelle bénite le 25.3.1930.
Le curé A. Veinand

SAINT JURE

Eglise Saint Georges (XIIIe s.)
Renferme des peintures lacunaires du XVe s., mises à jour en 1993 et une armoirie eucharistique de la fin du XVe s. avec oculus taillé dans une seule

SAINT GEORGES Martyr

Fêté le 23 avril
Selon « La vie des saints », Alfred Mame et fils, Editeurs 1865, et le nouveau « t héo » Mame 2009, Georges naît en Cappadoce et, après la mort de son père, s'installe  en  Palestine  avec  sa  mère,  native  de  ce  pays.  Soldat,  il  s'élève rapidement  aux  premiers  rangs  de  la  milice,  tout  en  étant  acquis  à  la  foi chrétienne. Quand l'empereur Dioclétien décide de persécuter les disciples du Christ, il quitte l'état militaire et se plaint au souverain de sa cruauté. Il est aussitôt arrêté, mis en prison et finalement décapité en 303, ayant refusé d'abjurer. Son culte, comme saint martyr, est immédiat, d'abord en Palestine, puis en Grèce,  en Italie,  en Sicile, dans la Gaule  et en  Angleterre. Saint Grégoire de Tours le dit très vénéré en France au Vème siècle ; Sainte Clotilde, épouse de Clovis, lui élève des autels et des églises ; elle aurait même fait venir les reliques du Saint à Paris, aujourd'hui à Saint Germain des Prés. Les  croisades  contribuent  à  étendre  sa  popularité,  en  particulier  dans  les armées françaises et anglaises. Il devient le saint patron des chevaliers. Le pape Benoît  IV  le  fait  patron  de  l'Angleterre,  dont  les  rois  porteront  son  nom.  Il apparaît à Richard Cœur de Lion durant une bataille. La représentation légendaire de St Georges à cheval, un dragon sous les pieds, signifie symboliquement la victoire par la Foi sur le démon (ou le Mal) désigné dans l'Apocalypse sous le nom de « Dragon ». Il est considéré aussi comme le patron des cavaliers et des scouts. La Géorgie orthodoxe s'enorgueillit d'avoir pris son nom, ainsi que la Géorgie américaine. Dix -sept Saints et Bienheureux portent le nom de Georges, en particulier St Georges  +670,  évêque  de  Vienne  en  France  et  St  Georges  +870,  évêque  de Lodève. 79 localités en France portent le nom de Saint Georges. Sommes-nous prêts, comme lui, à mourir pour notre foi ? 

VERNY

Eglises Saint Michel ( XIXe s.)
Edifice néo -roman comprenant une tour clocher, une nef à un vaisseau charpenté de quatre travées et un chevet à cinq pans.

SAINT MICHEL ET LES ARCHANGES

Fêtés ensemble par l'Église le 29 septembre, jour
anniversaire de la consécration de la basilique romaine Saint Michel, les archanges Michel, Gabriel et Raphaël nous sont connus par la Bible.
Le livre sacré nous les présente comme des êtres célestes envoyés par Dieu sous des formes humaines pour délivrer de sa part certains messages ou accomplir certaines missions.
Michel archange dont le nom en hébreu signifie: "qui est comme Dieu" apparaît dans le livre de Daniel (10, 17, 21) et (12,1) et plus encore dans l'apocalypse de saint Jean (12,7)
comme le vainqueur du démon dans la bataille contre les anges en révolte.
L'église fait de Saint Michel son protecteur ; et son culte est très ancien en Orient.
En Occident, diverses apparitions contribuent à sa popularité. L'une à Grégoire le grand à Rome au 6° siècle qui établit l'oratoire du château Saint Ange, une autre au mont Gargano à un berger, au sud de l'Italie, sous le Pape Gélase (492-496) .
En France l'archange Saint Michel serait apparu 3 fois à l'évêque d'Avranches, saint Aubert au début du 8° siècle et lui aurait ordonné de construire une basilique en l'honneur de son nom au mont tombe (Le « Mont Tombe » (Mons Tumba) a pu être appelé ainsi parce qu'il émergeait des sables « à la manière d'un tombeau ») devenu Mont Saint Michel. Saint Aubert s'exécuta et aurait construit un premier oratoire vers 709. Dès cette époque, le pèlerinage à saint Michel débuta pour ne jamais cesser jusqu'à aujourd'hui. Durant la guerre de cent ans,
la citadelle imprenable du mont saint Michel échappa seule dans l'Ouest aux Anglais. Saint Michel saint patron de la France, apparut à Jeanne d'Arc à Domrémy pour la charger de délivrer le royaume (1425). Plusieurs centaines de localités en France portent le nom de l'archange. Saint Michel est le patron de l'église de Verny. On y trouve une statue en plâtre assez récente du saint terrassant le dragon.
La popularité du Saint lui a valu de nombreux patronages. Les armées se mettent sous sa protection, en particulier les parachutistes. Comme il jette le démon dans les flammes, il devient le patron des métiers qui utilisent la chaleur du four: pâtissiers, gaufriers, etc…
Il est aussi le "peseur d'âmes" donc tout métier en rapport avec la pesée ou une balance est sous sa protection.
France, Espagne, Angleterre, Bavière l'ont choisi comme protecteur.

VIGNY

Saint Germain (Vigny)
L'église St Germain actuelle, a été construite sur l'emplacement d'une ancienne chapelle, sous Napoléon III. A la fin de la guerre de 14/18, l'église n'avait plus de cloches. Elles n'étaient pas parties à Rome mais elles avaient été fondues par les Allemands pour en faire des canons. En 1944, l'église a été très touchée par les bombardements. En décembre 1952, notre clocher qui se faisait une beauté est tombé. Ce vent puissant, le fit rencontrer la maison d'en face( maison qui n'existe plus.) Depuis le clocher, s'est relevé avec une charpente métallique. Il a connu d'autre tempête comme 1999. Heureusement, nous n' avons pu déplorer que des ardoises cassées.

Saint  Germain Evêque


Né vers 378 à AUXERRE dans une famille noble et fortunée, Germain est élevé dans les meilleurs principes chrétiens et reçoit une instruction poussée de juriste en Gaule et à ROME. Au terme de ses études, ses qualités le font nommer haut fonctionnaire de l'Empire. L'époque  de  Germain  est  celle  des  Grandes  Invasions,  du  début  de l'effondrement de l'Empire Romain et des hérésies. Des 313, l'Empereur CONSTANTIN (288-337) avait donné aux Chrétiens la liberté  de  culte.  IL  convoque  lui-même  le  Concile  de  NICEE  (325)  pour  faire condamner l'hérésie d'ARIUS (1) et encourage CONSTANTINOPLE à devenir la rivale de ROME. Dans  ce  contexte  agité,  c'est  par  la  vie  exemplaire  et  entièrement  vouée  aux vertus  chrétiennes  que  Germain  s'illustre  comme  témoin  du  CHRIST  et  homme d'action  contre  les  injustices  et  les  hérésies,  en accord  avec  le  pouvoir  politique qui partage sa foi. En 418, à la mort d'AMASSER (ou Amâtre) Evêque d'AUXERRE, Germain est élu évêque par le Clergé et la population. Il hésite à prendre cette charge et finit par s'y consacrer entièrement. Il change totalement de vie. Il distribue ses biens, vit comme un ascète, ouvre sa maison  à tous, défend  les fidèles  contre les impôts excessifs et les protège des invasions  barbares.  Il  fonde  un  monastère  sur  la  rive  droite  de  l'Yonne  où  ST PATRICK, prédicateur et premier évêque d'Irlande séjourna de longues années. L'évêque  Germain  délivre  AUXERRE  d'une  épidémie  de diphtérie,  il  guérit les  possédés,  retrouve  miraculeusement  l'argent  du fisc  et  le  rapporte  au Gouverneur.  Dans  les  petites  choses  comme  dans  les grandes,  il  manifeste  et témoigne de sa foi. En  429,  accompagné  de  ST  LOUP  de  TROYES,  il  se  rend  en  Grande-Bretagne,  à  la  demande  du  PAPE CELESTIN 1er pour lutter contre l'hérésie de PELAGE (2). Il prêche, fait des miracles et convertit. Il y retourne en 445 accompagné de ST SEVERE de TREVES avec le même succès. En ARMORIQUE, envahie par les  SAXONS  et les PICTES, sans recours  aux armes,  il fait prierdes « ALLELUIA » et rétablit la paix ! En 447, son dernier voyage le même à RAVENNE auprès du jeune Empereur VALENTINIEN. Il libère des prisonniers, guérit des malades et ressuscite le fils d'un notable au nom du CHRIST. Il prédit sa mort prochaine et demande  d'être  ramené  à  AUXERRE.  Décédé  le  31  juillet  448,  il  est  ramené  en  procession  d'Italie  à  sa  terre natale, son tombeau devient rapidement un lieu de pèlerinage. La vie et la mort de ST GERMAIN témoignent de sa grande foi de sa confiance absolue dans les paroles du Christ et de son obéissance totale. « En guise de trésors inépuisables, il portait le Christ dans son cœur »  Plus de 120 communes en France portent le nom de St GERMAIN. ARIUS (256336) Prêtre d'ALEXANDRIE : sa doctrine nie la consubstantialité du Fils et du Père. PELAGE : (360-422) Moine : sa doctrine privilégier le libre arbitre au détriment de la Grâce.